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Chantal Augé se bat contre la corruption à Strasbourg

Article rédigé par CERA Interactive, le

A l’époque, Roland Ries se sentant "épié", a décidé de se séparer de cette adjointe qui devenait quelque peu gênante... Après avoir été; limogée par le maire de son poste d’adjointe aux marchés publics en janvier 2012, Chantal Augé s’est relancée en mettant en place la charte anticor 67 qui vise à porter et transmettre la conviction et l’honnêteté en politique.





L’ex-adjointe a initié cette démarche suite aux abus du maire de Strasbourg, notamment sur les affaires du tramway de Bamako et du marché de Noël. C’est une bonne initiative, mais on peut se demander si le réel but de Chantal Augé est juste de rendre la politique plus propre, ou si elle veut seulement utiliser ce prétexte pour retrouver une place sur les listes d’un candidat aux élections municipales 2014.


Le rappel des faits


Promotion du Marché de Noël de Strasbourg : 5 Pages pour 30000 euros

A peine élu maire de Strasbourg en mars 2008, Roland Ries reçoit une lettre de la société Atheo afin de réaliser une mission de réflexion sur le Marché de Noël. Cela tombe parfaitement pour la nouvelle municipalité, qui souhaite promouvoir l’événement phare alsacien. Le nouveau maire strasbourgeois accepte sans trop d’hésitations malgré un tarif qui semble élevé, car il connait bien l’homme avec lequel il signe, Roland Boehler (en effet, ce sont de vieux amis). Durant l’automne 2008, la ville de Strasbourg paye donc 28700€ à Roland Boehler pour son étude sur le marché, qu’il a rendu en octobre 2008.

Le problème, c’est que le document rendu fait 5 pages, soit plus de 5000 euros la page! C’est là que le premier adjoint, Robert Herrmann, s’agite. Il n’en croit pas ses yeux lorsqu’il découvre cinq pages de réflexions vagues, quelques pistes tout au plus : un TGV de Noël, un tramway de Noël, des croisières de Noël sur le Rhin. On est d’accord pour dire que 30000€ pour une vague étude de cinq pages, c’est un peu cher payé. (chez Cera Interactive on aurait eu de meilleures idées et en plus, réalisé un site internet pour beaucoup moins cher...)


L’affaire du Tram de Bamako

Dans cette affaire, l’actuel maire de Strasbourg a financé une étude de faisabilité d’un tramway sur pneumatique pour la capitale malienne, Bamako. On se demande déjà quel est l’intérêt pour Strasbourg de financer cela... ? Cette étude aurait dû être financée à 100% par Lohr industries, entreprise alsacienne qui fabrique les trams sur pneus... Bon, admettons que l’on veuille être généreux avec le Mali... dans le principe cela semble correct et aimable de la part de Roland Ries, mais certaines règles n’ont pas été respectées. Tout d’abord, il n’y a eu aucun appel d’offre réalisé, et on peut donc logiquement se demander sur quels critères Roland Ries a choisi la société de conseil qui a réalisé cette étude. Toutes les démarches ont été réalisées à la va vite, les règles de procédures habituelles n’ont pas été suivies, et pourtant il n’y avait aucune urgence dans ce projet.

Robert Herrmann se tourne donc vers le maire de la capitale européenne pour lui signaler que le travail n’a pas été réalisé, et demande un remboursement partiel.

Voyant que le navire prend l’eau, après de longues démarches, Roland Ries réussit à récupérer 70% du montant payé en 2010.

Malgré cette première alerte avec le rapport sur le marché de Noël, Roland Ries renoue sa confiance envers Roland Boehler, cette fois-ci ce sera l’affaire Bamako.

En novembre 2008, il y a la visite du président malien Amadou Toumani Touré (ATT), où ce dernier est impressionné par le tramway strasbourgeois. Roland Boehler est présenté comme consul honoraire du Mali, un titre qu’il n’a jamais eu malgré sa demande au ministre des affaires étrangères de l’époque (Bernard Kouchner), et il fait le lien entre les Maliens et Lohr Industries. C’est une entreprise alsacienne qui fabrique le Translohr, un tramway sur pneu qu’elle a bien du mal à vendre.

C’est de là que vient donc l’idée d’installer un tramway à Bamako.

En janvier 2009, se déroule une rencontre entre le maire de Strasbourg, Roland Boehler et Jean-François Argence, directeur commercial de Lohr Industries. Durant cette entrevue, l’idée suivante nait : la CUS pourrait financer l’étude de faisabilité et Roland Ries irait à Bamako faire la promotion du tramway.

En avril 2009, le conseil municipal de la ville de Strasbourg accepte le projet sans débat. Le budget est fixé à 50000€.
La ville attribue le marché à trois cabinets : Serue pour l’insertion dans le paysage urbain, Transitec pour les déplacements et Nogha Consulting pour l’urbanisme.
Ce qui parait déjà étonnant, c’est qu’il n’y a pas eu d’appel d’offre. Et c’est là que débute la seconde affaire judiciaire de Roland Ries, car Bernard Debry, directeur général des services à l’époque, refuse de payer en invoquant un possible délit de favoritisme.

chantal auge Pourtant Chantal Augé avait déjà écrit au maire de Strasbourg pour l’alerter sur l’absence de procédure encadrant ces études. C’est à la suite de cette lettre que cette dernière à été limogée de son poste d’adjointe.

De plus, ce qui est stupéfiant, c’est que Roland Ries a de nouveau fait appel à Roland Boehler pour une prestation de mise en forme des résultats des études facturée près de 8 000€ : pour mettre en page l’étude sur le tramway à Bamako, créer un PowerPoint et une reliure. Ca fait cher la présentation...

Cependant, pour Roland Ries, ces études n’avaient pas à être soumises au code des marchés publics, puisqu’elles ne concernaient pas la Ville, mais Bamako, et qu’il s’agissait donc d’un acte de coopération décentralisée. Pour lui, donc, il n’y a pas de souci de légalité.


En bref, l’affaire est assez douteuse, et le choix des entreprises pour réaliser l’étude l’est encore plus.
De surcroît, le poste du ministère des transports avait été proposé à Roland Ries, mais ce dernier l’a refusé. On peut supposer qu’il avait peut-être peur que l’affaire Bamako soit médiatisée au plan national et qu’il se retrouve à donner des explications devant l’assemblée comme un certain ministre du budget nommé Cahuzac...


La création d’Anticor 67

Après avoir été destituée de son poste, Chantal Augé lance la charte Anticor pour les élections municipales de 2014. Elle semble excédée par les abus réalisés par le maire de Strasbourg. L’ex-adjointe veut retrouver de l’honnêteté et de la transparence dans la politique.


La charte Anticor porte essentiellement sur :

  • Le non cumul et limitation des mandats et des fonctions exécutives : un seul mandat par maire. Roland Ries avait annoncé qu’il ne représenterai pas pour les élections de 2014, pourtant c’est ce qu’il envisage tout en conservant son fauteuil de sénateur (comme aime le rappeler Pascal Mangin à chaque conseil Municipal en l’appelant : "Monsieur le Sénateur-Maire")
  • Les bonnes pratiques de gestion : le contrôle du budget, la passation des marchés publics. On reconnait une référence à l’affaire Bamako.

Les autres points de cette charte sont :


  • la transparence
  • la reconnaissance de l’opposition
  • la participation citoyenne
  • la publicité des informations
  • le traitement des atteintes à la probité
  • la prévention du trafic d’influence
  • le choix des organismes financiers

On constate clairement que cette charte cherche à contrer les erreurs réalisé par Roland Ries. Vous pouvez retrouver plus de détails sur la charte avec le lien suivant : charte Anticor


Mais pourquoi Chantal Augé a-t-elle réalisé cette charte ? Quels sont les objectifs ?


Veut-elle être à nouveau élue après s’être fait limoger par Roland Ries ? Ou a-t-elle seulement des bonnes intentions, et ne veux pas que des erreurs du même types soient reproduites ?
En tout cas, si cette charte est signée par des élus, elle va clairement améliorer les choses, même si les raisons ne sont pas très claires. C’est une bonne initiative.


D’après certaines rumeurs, François Loos, qui est le premier (et le seul) à avoir signé la charte Anticor de Chantal Augé, lui réserverai une place sur sa liste.
On verra rapidement ce qu’il se passe, mais pour le moment la démarche de Chantal Augé est honnête et bénéfique pour la politique alsacienne.


Article rédigé par Radja TENDAYOUDABANY

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