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Semaine de l’entrepreneur européen à Strasbourg : comment assurer son leadership ?

Article rédigé par CERA Interactive, le

Du 18 au 24 novembre 2013 se déroule la semaine de l’entrepreneur européen entre Strasbourg et l’Ortenau, au cours de laquelle ont lieux de nombreuses manifestations, rencontres, ateliers et conférences. Mardi soir s’est déroulée une soirée spéciale « entreprenariat au féminin » avec pour fil rouge : le développement de son leadership.





Organisé par la Caisse des Dépôts et la CUS, l'événement s'est déroulé hier soir à l’Hôtel de Ville de Strasbourg, rue brûlée. En préambule à la conférence sur « le leadership au féminin » développée par Éléna Fourès, chroniqueuse des Échos Business, le directeur de la Caisse des Dépôts ainsi qu'Anne-Pernelle Richardot ont pris la parole pour rappeler quelques faits et chiffres :

  • La France et l’Alsace manquent d’entrepreneurs
  • Seuls 30% des entrepreneurs aujourd’hui en France sont des femmes

L’Alsace a pour objectif, jusqu’à plusieurs dates clé 2015, 2017, 2020, d’organiser et de mettre en place plusieurs travaux, ateliers et aides afin d’améliorer l’entreprenariat alsacien, et notamment celui des femmes.


Anne-Pernelle Richardot

Entre en scène Éléna Fourès, coach en leadership, présentant un portrait de la femme « wonder woman » que doit être l’entrepreneuse pour assurer et maintenir son leadership tout en donnant les clés pour devenir un vrai leader.


Qu’est-ce que le leadership ?

Le leadership qui n’a pas vraiment d’équivalent en français, c’est avant tout le fait de mener un groupe, ou en tout cas, partir en avant et donner l’envie aux autres de nous suivre. Ce n’est pas l’apanage de la gente masculine ! Les préjugés ont la peau dure : dans la nature, c’est la plus vieille éléphante qui mène la troupe ; et chez les loups, le mâle alpha menant la meute est parfois une louve.


La posture

Tout d’abord, le leadership se travaille comme un piano qu’on accorde. Impossible d’être leader si notre corps ne reflète pas l’attitude du leader. Par définition, le leader ne montre aucun signe de peur, et la posture doit s’en ressentir : le dos doit être droit et les épaules en arrière de sorte que les mains tombent naturellement sur le côté dans une verticalité absolue. Le cou ne doit pas ressembler à celui d’un vautour et les épaules seront relâchées.

Selon Éléna Fourès, la femme aura tendance à se pencher en avant, comme si elle adoptait déjà l’attitude d’une serveuse avec un plateau sur le bras.

Une femme leader, comme Christine Lagarde, ne sera pas une fashionista.


En pratique

Etre une femme au quotidien, ce n’est pas facile. Assurer sa place en tant que leader « et en plus » en tant que femme relève du combat quotidien. La présentation d’ Éléna Fourès regrorge d’exemples et d’anecdotes personnelles, comme de petits extraits de films très représentatifs :

Une jeune femme incarnée par Valérie Lemercier vient d’être nommée à un poste de direction. Ils sont à la gare. Les 3 collègues directeurs ont chacun leur voiture, avec leur chauffeur qui les attend. Le « grand patron » demande à la jeune femme : « êtes-vous véhiculée ? » ; elle répond « non » avec un haussement de ton, et sur ce le patron répond « bonne soirée. »

Elena Fourès

Cette scène peut sembler banale, or elle révèle quelque chose de flagrant : le patron ne pose pas cette question impunément. Il veut savoir en vérité si il a bien fait de nommer cette fille à un poste à responsabilités : est-ce qu’elle est assez « senior », est-ce qu’elle prend les devants, est-ce qu’elle est organisée ? La jeune directrice prend cette question comme une question anodine et espère être raccompagnée et monter dans une des trois voitures. En répondant « non » elle montre de la naïveté, de l’ignorance voire de l’idiotie. La réponse juste aurait été : « Je compte prendre un taxi, je compte prendre le métro »


Le triangle d’or

Une femme doit au quotidien assurer sa position en faisant attention à ses paroles et à son attitude. Cet extrait démontre qu’en termes de leadership, il existe une sorte de « triangle d’or » qui déterminent 3 facettes d’une personne.


1. Le « personnel »

Chacun est soi, avec son caractère. C’est difficile à changer. Une femme, dans sa nature, sera beaucoup plus sensible aux émotions, ce qui peut etre un handicap par rapport à quelqu’un au « sang-froid » naturel.


2. L’ « expert »

Dans cette partie s’empilent les couches de l’expertise et du savoir-faire. Un expert a une certaine légitimité, il parle vite, mais ce n’est pas un leader.


3. La « fonction »

C’est là que se trouve le leadership. Lorsqu’on doit annoncer quelque chose à ses salariés, même si l’expert n’est pas d’accord, on le fait en tant que « fonction », c’est là où réside le vrai pouvoir.


La légitimité

Souvent se pose la question de la légitimité, et les femmes se posent elles-mêmes des barrières. C’est ce qu’Éléna Fourès, dans son livre « Leadership au féminin » appelle l’auto-sabotage ou une collection de « virus mentaux ».

Ainsi, lors d’un entretien d’embauche, lorsqu’un homme annoncera fièrement « je suis le meilleur, j’ai 50% des capacités demandées donc je peux avoir le poste », une femme dira plutôt « je suis efficace, j’ai 90% des capacités mais il me manque 10% ».

Dans un autre extrait de film, la conférencière nous présente une situation professionnelle dramatique où la femme sabote délibérément sa légitimité :

Une réunion se tient avec des clients importants. Il y a deux collègues, un homme et une femme, du même niveau hiérarchique. L’homme se lève pour accueillir les clients, et va quérir la secrétaire pour apporter des cafés. La secrétaire n’est pas là ; pour servir les cafés, il se tourne naturellement vers sa collaboratrice. D’abord, elle rit, puis elle se dirige vers la machine à café et sert les cafés, certes avec une moue dépitée, mais de manière parfaitement exécutée.

Cette femme a perdu toute crédibilité face aux clients, qui ne s‘adresseront pas à elle sérieusement.

Dans de nombreux exemples, Elena Fourès nous raconte qu’une femme veut prouver qu’elle est capable d’assurer des prouesses techniques, qu’elle réussit de manière exemplaire, mais ce n’est pas ce qu’on attend d’un leader. Le leader ne bougera absolument pas de sa chaise confortable, attendant que quelqu’un fasse ce qui doit être fait.

Le leader réfléchit vite mais parle lentement.
Le leader dit « je », et pas « nous » peu importe la situation.


Afin de s’assurer une place dans la pyramide du pouvoir, Le leadership se travaille et de petits efforts peuvent payer, « même » en tant que femme ! Le fin mot du discours du leadership, c’est d’oser faire un pas en avant, oser essuyer les critiques et se relever, oser croire en son projet et le réaliser pour SE réaliser.


Sources


Article rédigé par Emilie C.

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