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Une conférence tant attendue à Strasbourg : la présentation d'Europe Créative

Article rédigé par CERA Interactive, le

Strasbourg accueille le deuxième chapitre d’Europe Créative, suite au premier programme commencé en 2007 et fini en décembre 2013.





Le 21 février, se sont retrouvés à la salle des conseils de Strasbourg beaucoup de professionnels des médias et de la culture.

En effet, tenu par Marie-Luce Vissol et Geneviève Felgueiras, soutenue par notre députée européenne, Catherine Trautmann ainsi que l’adjointe au maire de Strasbourg, Nawel Rafik-Elmrini et d’autres élus municipaux, se tenait la présentation d’Europe Créative.

Le programme, en deux volets, était composé d’une heure de présentation générale, puis d’une heure dans un atelier au choix.


Strasbourg au coeur de l'Europe créative

En introduction, un discours sur l’importance de Strasbourg, cœur de l’Europe, et l’enjeux de conserver l’antenne média en ces lieux, ainsi que l’importance de cette dimension culturelle dans notre Union Européenne d’aujourd’hui.

La Commission a en effet revu son budget à la hausse concernant cette antenne média et culture, et c’est un budget d’1,46 milliard d’euros qui est accordé à Europe Créative.

C’est une volonté de construire et d’avancer ensemble, à une échelle transnationale, qui pousse la juridiction européenne à accorder plus de moyens à ce domaine, ainsi que le constat que le numérique s’impose de jour en jour, et qu’il sera sans aucun doute le socle de l’avenir européen.


C’est donc Daniel Payot, en charge de l’action culturelle, qui termine cette introduction en concluant que ce soutient est la réponse aux objectifs de la Commission, c’est à dire de réunir l’ensemble des acteurs européens culturels au sein d’un même programme.


Un budget européen pour soutenir la créativité

Mme Vissol, membre de l’agence exécutive culturelle audiovisuelle situé à Bruxelles, prend alors la parole. Cette agence a pour but de gérer les programmes mis en place par le Conseil ( sur proposition de la Commission) et le Parlement Européen.

Il est en effet primordial que le marché intérieur respecte la diversité culturelle et linguistique de l’UE, ainsi comparé au « ciment de la construction européenne ».

Cependant, il ne faut pas omettre le caractère subsidiaire de cette action, puisque l’agence doit agir en complément des actions nationales, apporter une valeur ajoutée.

Une fois que l’accent à été mis sur ce caractère complémentaire, elle rentre dans le vif du programme, le budget, sa présentation, ses objectifs..


Promouvoir la culture, l'art et les médias

Certains ont pu se demander pourquoi la présence d’un seul programme, pour deux volets distincts, et à cela la réponse est assez simple : ces secteurs ont certes des fonctions différentes, mais ont surtout beaucoup de points communs.

Mairie de Strasbourg

Tout d’abord, ils sont tout deux basés sur des valeurs culturelles et expressions artistiques, de plus, ils ont un potentiel non négligeable de croissance et une capacité d’emploi qui ne cesse de grandir, une porte future pour de nombreux jeunes.

Pour finir, ils répondent à des défis communs, qu’ils rencontrent aujourd’hui et qu’ils rencontreront dans l’avenir.

Ces défis se composent de la fragmentation de l’espace culturel du marché, qui peut être une barrière pour la circulation des œuvres et des artistes, ce qui fait ressortir la coopération nécessaire avec les autres pays. Puis l’adaptation au numérique indispensable, un nouveau regard sur la conception de l’art, et l’éternelle question de savoir comment attirer de nouveaux publics, notamment le jeune public et pourvoir les fidéliser.

Autre obstacle de plus en plus présent, l’accès au financement, qui devient plus difficile chaque jour. Aujourd’hui, 60 % des organisations culturelles en Europe sont des microentreprises, une survie qui dépend essentiellement du bon vouloir des organismes financiers.

Le secteur bancaire reste très méfiant par rapport à ces entreprises et accorde très difficilement des prêts et autres financements.

C’est en effet l’aspect de gestion financière qui manque à ces jeunes sociétés d’art et de culture, qui se concentrent d’avantage sur l’aspect culturel plutôt que sur cette question de gestion, ce qui représente un frein considérable pour que les banques leur accordent leur confiance.

Pour finir, on décèle un véritable manque de statistiques dans le domaine, ce qui empêche de montrer les enjeux et l’ampleur des médias et de la culture en Europe.


Tous sont réunis aujourd’hui, pour plus d’informations sur ce nouveau budget accordé, pour remédier du mieux qu’on peut à ces différents obstacles et barrières à l’épanouissement du secteur culturel en Europe.


1 460 000 000€ pour la création artistique

1,46 milliards d’euros, réparti en trois secteurs, le plus important avec 56 % du budget est le secteur médias, suivi par le secteur Culture avec 31 %. 13 % sont aussi accordés aux actions transversales, nouveauté du programme de 2014.

Des regards interrogateurs dans la salle, quel est ce nouveau volet qui puise dans les subventions accordés par la juridiction européenne, et de suite, Mme Vissol les rassure.

Il s’agit de diverses actions, comme par exemple le bureau d’information, qui a pour but d’apporter aux banquiers une connaissance de ces secteurs, et de rendre ainsi plus facile l’accès au financent, ou encore un projet pilote en construction, qui serait en deux phases ; un lancement d’appel à idées, puis déterminer une subvention pour tester les besoins du marché.


Dynamiser la culture européenne

Les objectifs généraux sont de deux sortes, en premier lieu une volonté de sauvegarder, développer et promouvoir la diversité culturelle. Puis dans un second temps, on souhaite renforcer la compétitivité du secteur culturel, et voir une professionnalisation du domaine.

Afin d’atteindre ces deux missions, on doit suivre des objectifs spécifiques, comme opérer à l’échelle nationale et transnationale, permettre une circulation des œuvres et une mobilité des acteurs culturels. Le développement de public, représenté comme une valeur ajouté, et une meilleure capacité financière sont aussi des missions à prendre en compte.


Dans la deuxième moitié de cette présentation, est traitée la question tant attendue des auditeurs ; « qui peut participer ? ».

Sont cités alors les 28 Etats membres de l’UE, ainsi que les pays faisant parti de l’AELE, l’association européenne de libre échange, qui compte parmi ses membres le Liechtenstein, la Norvège, l’Islande et la Suisse.

Certains pays sont candidats, voir potentiellement candidats, et il faut ici distinguer le secteur médias de celui de la culture.

Ainsi pour les médias, sont candidats les Etats faisant partie de Télévision sans frontières, et on peut citer la Bosnie ou encore la Georgie. Avant de pouvoir participer, ceux si devront « payer un ticket d’entré » comme le signale notre oratrice, c’est à dire répondre à certaines conditions et signer des accords avec l’UE.

Pour le volet culture il s’agit aussi de respecter des conditions minimum et d’ajouter des pays partenaires. Une nouveauté du programme, sous certaines conditions spéciales non précisées dans la conférence, une participation au programme est possible pour les ENP, politique européenne de voisinage, mais pas avant quelques années.


Une coopération européenne pour soutenir les projets transfrontaliers

On entre alors dans une présentation plus détaillée du volet culture, plus spécifique a Mme Vissol, qui passe rapidement sur les objectifs généraux, communs aux deux secteurs.

9 actions étaient proposés pour le programme 2007-2013, mais seules 4 ont été conservées pour le nouveau programme, en effet une révision des priorités et des objectifs en fonction des défis à été nécessaire.

En première place, on retrouve le projet de coopération européen, qui occupe la plus grosse part du budget et représente plus ou moins 100 projets par an. Il s’agit ici de renforcer les aptitudes et les compétences déjà en place. Puis derrière elles, le projet de traduction littéraire avec environ 60 projets par an, composé d’un soutien aux traductions nouvelles, un soutien aux promotions des traductions déjà effectuées, ainsi qu’un renforcement du rapport professionnel et public. Une dernière action connue du précédent programme en troisième place, les réseaux européens. C’est la dernière action qui est propre à ce programme, les plateformes européennes. Il s’agit là de cibler le développement des publics. Estimé à 10 projets par an, il consiste par exemple à permettre aux jeunes artistes de circuler dans les différents festivals européens, ainsi que de se professionnaliser.


12 mesures pour financer l'audiovisuel européen

Puis c’est au tour de Geneviève Felgueiras de prendre la parole pour détailler le volet médias.
Il faut donc tenir compte des défis posés par la mondialisation, et le passage au numérique qui crée des opportunités. Tout l’enjeu ici est de savoir les saisir pour créer notamment plus d’emploi dans le secteur.

Encore une fois les objectifs principaux sont de renforcer la capacité du secteur et de favoriser la circulation des œuvres.

Ici, 12 soutiens différents sont visibles, et le plus remarquable est celui de l’aide à la formation et au développement. Puis nous avons aussi une aide à la distribution des œuvres, au développement de l’audience avec cette volonté très présente dans le programme de cibler le jeune public, puis une autre nouveauté qu’est l’aide à la création de jeux vidéo.


Une fois la présentation finie, place au temps des questions, où le public présent peut s’exprimer librement. Beaucoup de questions de dates, de délais et de précisions sur les formulaires et autres procédures.


C’est Mme Trautmann, qui termine cette heure de présentation en indiquant l’importance de réussir le projet, d’une Union plus proche culturellement afin d’aboutir sur une véritable création européenne. Il est en effet important de reconnaître la croissance en hausse de l’économie et des emplois de ce secteur et de reconnaître ces métiers. Elle clos le premier chapitre en affirmant que le secteur des entreprises créatives est essentiel pour un monde culturel européen.


L’heure suivante se déroule dans un atelier au choix, où les professionnels peuvent s’informer plus précisément, et ou une présentation très précise des subventions accordé est faite.


Ainsi se termine cette présentation sur l’Europe Créative, avec pour certains une motivation à soumettre leur projets, et beaucoup d’autres déçus, car ne rentrant pas dans les conditions pour obtenir une subvention.


Article rédigé par Charlène-Heïdi V.

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