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Bischheim : Municipales 2014, 5 questions aux 3 candidats

Article rédigé par CERA Interactive, le

Les élections municipales 2014 occupent une place prépondérante dans les médias actuellement, et préoccupent non seulement les habitants de Bischheim, mais aussi les commerçants, pour qui le choix du futur maire de Bischheim est décisif. Emilie Courts, en tant que représentante d’un commerce implanté à Bischheim et «présidente par intérim» des commerçants, a rencontré les candidats en vue de leur poser 5 questions clé.




Article vu 1764 fois.




D'abord, quelques précisions

Les précédentes interviews ont été réalisées sous l’initiative d’Emilie Courts uniquement et n’ont été commanditées par aucun candidat. De ce fait, il ne s’agit aucunement d’une prestation audio-visuelle ou écrite ou quelconque prestation imputable aux frais de campagne. De plus, rien n’interdit un site comme celui de CERA  Interactive, de rédiger un article concernant l’un ou l’autre candidat. Les têtes de liste en question ont été rencontrées dans un ordre aléatoire. Les questions posées ont été les mêmes, et les conditions d’interview avaient initialement été prévues pour être identiques.

Fervente militante de la liberté d’expression, la société CERA Interactive n’est pas un organisme de presse ou média, et n’est tenu à aucun règlement en ce qui concerne l’exactitude de l’information ou la fiabilité des sources. Cependant, pour des raisons éthiques évidentes, nous avons tenté de respecter l’équité entre les trois candidats cités. Ces personnes ont été averties des buts de l’interview et ont été informées de leur destination. L’accord pour enregistrement et publication ont été donnés.


5 questions ont été posées aux 3 candidats se présentant pour l'élection municipale 2014 à Bischheim. Tout d'abord : portraits de ces 3 personnalités bien différentes...



Portraits

Jean-Louis Hoerlé
Jean-Louis Hoerlé
Christelle Laforê
Christelle Laforêt
Richard Sancho Andreo
Richard Sancho Andreo
Jean-Louis Hoerlé est actuellement le premier adjoint au Maire de Bischheim et également candidat pour les municipales 2014. Emilie Courts, présidente de l'association des commerçants de Bischheim, a rencontré le candidat Jean-Louis Hoerlé autour de 5 questions clés.
Le commerce de quartier est l’une des principales préoccupations de Jean-Louis Hoerlé. Sa carrière est centrée sur les commerçants puisqu’il a été lui-même commerçant depuis 42 ans à Neudorf et il y a développé l’animation des commerçants. Il a également été élu président de la CCI de Région Alsace.
Christelle Laforêt se présente aux élections municipales de mars 2014. Madame Laforêt a fait partie des différentes associations de la ville de Bischheim.
Considérée comme « outsider », la liste de Christelle Laforêt est bel et bien sérieuse et compte bouleverser l’éternel affrontement droite-gauche dans ces futures élections.
Richard Sancho est la tête de liste du PS, actuellement Conseiller Municipal à Bischheim, déjà candidat aux précédentes élections contre André Klein-Moser. Leader du mouvement « Vivre Bischheim autrement », Monsieur Sancho est également responsable local du groupe « Homosexualité et Socialisme » et semble remporter une forte adhésion auprès des associations locales.

« Si vous êtes élu, quels engagements tiendrez-vous pour les commerçants de Bischheim? »

Jean-Louis Hoerlé : Les commerçants de proximité font partie de ma mission d’action avec le soutien apporté aux différents présidents de l’association des commerçants de Bischheim. Cela fait 31 ans que je suis premier adjoint du maire en charge de la vie associative. Dans tous les cas, les commerçants font partie de la vie associative à côté de la vie économique.

Le rôle de la municipalité n’est pas de se substituer aux commerçants mais d’être à leurs côtés, de les soutenir, de les aider, et de les appuyer dans les projets qu’ils veulent développer à Bischheim. À chaque fois qu’un projet se mettait en place de la part des commerçants ou présidents de l’association des commerçants de Bischheim, la mairie et moi-même, nous avons toujours été là pour soutenir les actions. Malheureusement, parfois il arrive qu’un projet n’aboutisse pas du fait d’un nombre insuffisant de personnes voulant faire partie du projet ; il n’y a pas de vigueur et d’animation de la part de tous les acteurs, ce qui fait que l’initiative est là mais n’a pas de retombées concrètes.


Christelle Laforêt : La toute première chose à faire sera de réunir les commerçants et les acteurs économiques pour savoir ce qui va et ce qui ne va pas à Bischheim, que peut-on faire pour améliorer la situation... C’est très important par rapport aux personnes qui ont leur commerce. Ils sont les premiers à savoir ce qu’il faut pour la ville et l’exploitation des commerces. La concertation est primordiale, car en plus de mon activité je m’occupe des associations. Il faut avoir l’avis de tout le monde pour prendre la bonne décision.


Richard Sancho Andreo : Voir plus bas.


« Que penseriez-vous d'un rapprochement entre les commerçants de Bischheim et ceux de Hoenheim ? »

Jean-Louis Hoerlé : Un rapprochement avec Hoenheim est envisageable mais il est important d’avoir une taille critique c’est-à-dire, un nombre suffisant de commerçants et d’artisans pour soutenir un projet. Dans tous les cas, toute initiative sera supportée par les deux villes.


Christelle Laforêt : J’ai commencé par discuter avec les commerçants des trois villes et c’est vrai qu’en fait Bischheim est prise entre Hoenheim et Schiltigheim avec la non possibilité de vraiment se développer. Hoenheim et Schiltigheim ont des terrains où ils peuvent faire beaucoup de choses. Par conséquent, je pense que les trois villes devraient travailler ensemble, et pas seulement au niveau du commerce, mais aussi au niveau de beaucoup de choses : on devrait avoir un partenariat, et comme cela, on aurait un peu plus de poids au niveau de la CUS.


Richard Sancho Andreo : Voir plus bas.


« Serait-il possible de renforcer les liens entre le service communication de la mairie et l'association des commerçants ? »

Jean-Louis Hoerlé : Déjà, les «cahiers de Bischheim» est l’une des revues municipales les plus importantes, et met le plus en avant les commerçants. De plus, chaque nouvelle création de commerçant a droit à son article et à sa présentation. A côté de cela, il y a une forte animation, à savoir le marché de Bischheim, qui est l’un des plus importants de l’agglomération avec celui de Neudorf ou de Strasbourg-Marne. On y présente régulièrement des commerçants qui y sont situés. Le support de la communication de Bischheim tient compte des commerçants présents dans l’agglomération.


Christelle Laforêt : Dans mon programme, je parle beaucoup de partenariat, c’est en fait le mot que j’emploie le plus, que ce soit le partenariat avec les entreprises, les associations ou les commerces. Je pense justement qu’il y a un manque de partenariat dans notre ville. Pareil pour la visibilité des commerçants. Tout ce qui concerne les nouveautés, les événements et les nouveaux commerçants peut faire jouer sur les relations entre les deux parties. On peut toujours associer les commerçants et les mettre en avant et surtout, faire appel à eux ! Favoriser le commerce local est primordial pour la ville, pour pouvoir y vivre. Je suis très attachée aux commerces de proximité et plus à Bischheim, où il y a beaucoup de personnes âgées. Donc si ces commerces disparaissent, où iront ces personnes ? Moi-même j’ai l’habitude d’aller au marché, à la boulangerie, à la pâtisserie, j’y tiens vraiment, certes on peut me dire que je suis d’une autre génération, je ne sais pas, mais je pense que c’est primordial.


Richard Sancho Andreo : La question n’a pas pu être posée. Voir plus bas.


« Quelles sont vos idées et perspectives pour développer le commerce à Bischheim ? »

Jean-Louis Hoerlé : Je propose de créer un site spécifique de développement économique car l’emploi est l’une des préoccupations principales de nos concitoyens et donc, pour avoir de l’emploi, il faut de l’activité économique. Par conséquent, on peut mettre en place une plateforme affichant les locaux disponibles. Aujourd’hui, des locaux sont vacants et on peut mettre en valeur ces locaux pour les jeunes entrepreneurs qui veulent s’investir, ainsi la municipalité leur permet de pouvoir le faire à Bischheim. Pareil pour la zone industrielle, qui peut accueillir des entrepreneurs. Avec l’attraction des commerces, les emplois vont pouvoir se créer à Bischheim.


Christelle Laforêt : Quand je regarde tous les commerces qu’il y a à Bischheim, je pense qu’il faudrait qu’il y ait une mixité du commerce : il y a beaucoup de coiffeurs à Bischheim et je n’ai rien contre, mais je pense que quand on est commerçant et que l’on dispose d’un local, alors il a une destination, c’est-à-dire que lorsqu’on le vend, on ne vend pas seulement les murs mais aussi le fonds et donc on ne peut pas en changer la destination si facilement. Je veux que les commerces qui ont un fonds restent sous la même activité après leur vente, si c'est un libraire alors cela restera une librairie, pareil pour une pâtisserie. Cela permettrait d’avoir des commerces qui restent implantés.

Après, pour s’implanter, il faut que la ville soit attractive aussi avec des moyens de locomotion pour que l’on puisse se déplacer correctement, que l’on puisse stationner pour ceux qui viennent en voiture, ceci dit les vélos sont très bien aussi avec les pistes cyclables pour les familles pour qu’elles puissent venir avec leurs enfants avec un accès au centre-ville. Il faut aussi que les cités des deux côtés puissent également accéder aux commerces. Tout cela est possible grâce aux discutions avec la CUS. On peut organiser des manifestations à Bischheim car cela amène énormément de gens afin de faire connaitre la ville. Pourquoi ne pas se servir de tout cela ? Donc, oui, j’ai des idées et je pense que si l’on se met tous ensemble, on peut y arriver.


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L'association des commerçants de Bischheim et ses projets

L’association des commerçants a, de son côté, plusieurs idées pour développer le commerce à Bischheim, comme par exemple, le développement d’une carte de fidélité collective qui permettrait aux clients d’obtenir des avantages dans tous les commerces bischheimois et favoriserait le rapprochement des commerçants.


Jean-Louis Hoerlé : Cette idée fonctionne très bien à Haguenau, toujours est-il qu’il faut un nombre important de commerçants qui entre dans la démarche car c’est le nombre qui génère l’activité. Mais la capacité de la ville à intervenir se limite à faire de l’information. La ville sera le premier partenaire pour faire en sorte que ce soit diffusé le plus largement possible à l’ensemble de la population, pour que ce projet puisse réussir. Mais tout doit venir de la part des commerçants, l’initiative leur appartient.


Christelle Laforêt : C’est une très bonne idée et cela fonctionne très bien ! Les gens aiment tout ce qui est côté fidélité, en tout cas moi j’aime bien, je suis fidèle aux commerces où je vais. Toute initiative doit être soutenue, après on peut voir si cela marche ou pas mais si l’on n’essaye pas rien ne pourra se faire. De toute façon la mairie aide les associations, mais elle peut aussi faire cela pour les commerçants.

Une ville qui n’a pas de commerce est une ville qui meurt, après on peut très bien faire de gros achats ailleurs mais sans pour autant négliger les petits commerces. Je ne vais pas acheter par exemple du pain en grande surface car je n’en vois pas l’utilité, ma pâtisserie c’est pareil.


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En conclusion...

En conclusion, Jean-Louis Hoerlé est à l’écoute des problématiques, car il se rend compte de la réalité et c’est aux commerçants de se prendre en main. Alors, la municipalité fournira tout le soutien dont ils ont besoin. La municipalité a porté l’activité de certains commerces et désormais c’est à l’association des commerçants de prendre le relais de la vie active des commerçants de Bischheim, avec l’aide des élus locaux bien évidemment.

Pour Christelle Laforêt, le commerce à Bischheim est essentiel pour regrouper les personnes autour d’activités locales. Mais rien ne pourra être fait sans un travail de concert. Elle n’a pas la prétention de gagner ces élections, mais c’est pour faire bouger les choses. Il faut que l’on puisse discuter et avoir le point de vue de chacun.

Richard Sancho Andreo a été dans l’incapacité de répondre aux questions comme les autres candidats. Néanmoins il a pu exprimer son programme et ses idées ci-dessous.


Le cas Richard Sancho

Nous voulions interroger tous les candidats aux municipales de Bischheim sur un pied d’égalité. Néanmoins, la rencontre avec la tête de liste PS Richard Sancho Andreo n’a pas pu se dérouler comme prévu...


Oui, non, oui, on ne sait plus...

Les tentatives pour joindre Monsieur Sancho ont été nombreuses et souvent infructueuses. Nous ne relâchons pas nos efforts... Lorsque nous avons enfin pu entretenir une discussion avec lui par mail et par téléphone, afin de lui exposer nos intentions, nous avons essuyé tout d’abord un refus catégorique sans explication, puis nous lui expliquons à nouveau l’objet de l’interview en toute transparence, sachant que les autres candidats ont pu se prêter à l’exercice sans difficulté. Nous allons tenter de vous décrire la conversation téléphonique; au cours de cette discussion, Monsieur Sancho déclare :

« je n'ai pas à répondre à vos questions (...) je ne sens pas concerné par ce que fait Madame COURTS même si elle prétend être présidente depuis 15 jours, je ne me sens pas concerné par ces opérations pour les commerçants ! (...) je n’ai pas dit que je me foutais des commerçants, je démontrai publiquement que je n'ai pas dit cela et j'en ai les moyens »

Effectivement, il n’a pas dit textuellement qu’il se foutait des commerçants mais l'idée générale était là... La discussion devient houleuse, et Monsieur Sancho s’énerve vite : il ne comprend pas que la partie Actualités du site de CERA Interactive est relayée sur Google News, et qu’il est important, pour lui et sa campagne, d’y figurer, et important pour les habitants de Bischheim, d’avoir connaissance des points de vue de tous les candidats. Pour essayer de détendre l’atmosphère, nous disons sur un ton humoristique que c’est très intéressant ce que Monsieur Sancho vient de dire, à savoir que les commerçants ne comptaient pas pour lui, et que c’est bien dommage qu’il n’y ait pas d’enregistrement...

« Ah parce que vous enregistrez la conversation, en plus, vous faites comme Copé et sa bande ! »

Nous tâchons désespérément de revenir à une conversation rationnelle afin de lui faire entendre raison pour qu’il obtienne la même visibilité que les autres prétendants à la mairie de Bischheim. A la fin de la conversation téléphonique, M. Sancho invite Emilie Courts à la rencontre des commerçants, réunion publique organisée le jeudi 6 mars à 19 h au salon de thé Le Divanoo, et il répondra à mes questions à cette occasion. Il accepte également que ses réponses soient retranscrites. Il avait évoqué l’idée de passer dans les locaux de CERA Interactive, mais il n’est pas venu : c’était une parole en l’air...


Réunion publique avec les commerçants

Emilie Courts : J’arrive donc au Divanoo pour la réunion, un peu en avance, il n’y a personne. Je salue Monsieur Sancho avec une poignée de main et me présente. Pas de réponse, pas un mot. Soit. Je prends place dans la salle, qui se remplit petit à petit. Avec les retardataires, je compte une quinzaine de personnes, dont (au moins) six membres de la liste « vivre Bischheim autrement ». Visiblement, peu de commerçants se sentent concernés par ses paroles.

Le speech démarre. Je démarre également le dictaphone pour vous retranscrire fidèlement le discours :

Richard Sancho Andreo : Tous les commerçants me disent travailler 70 heures par semaine. Le commerce de Bischheim est soumis à cette pression urbaine que nous avons dénoncée. Ce sont des questions que nous avons travaillées avec des urbanistes.

Premièrement, c’est un élément purement urbain, qui est de la compétence de la ville et de la CUS (il cite l’exemple du centre-ville d’Illkirch et celui de Hoenheim, qui ont bénéficié d’aménagements financés par la Communauté Urbaine de Strasbourg). Lorsqu’une ville ne fait pas d’aménagement urbain, c’est parce qu’elle ne demande pas à la CUS de l’argent. Le premier point concerne également cette verrue, la pharmacie SPITZ. Vous savez à qui appartient cette pharmacie ? à Madame Klein-Moser ! Notre premier objectif ça va être de reprendre le coeur de ville de manière à lui donner une forme urbaine. Actuellement, on a l’impression qu’on tombe dans un trou. Les fleurs ne sont pas suffisantes pour masquer la laideur de notre centre-ville.

Le deuxième point, c’est de revaloriser la rue Nationale qui est le coeur historique de notre ville.

Le troisième point : nous estimons que c’est à la ville de prendre des initiatives pour les commerçants. Les commerçants ne sont pas en mesure de se fédérer pour résister à cette déprime du centre-ville. Ils ne peuvent pas, ce n’est pas de leur compétence ! Vous n’allez pas refaire le trottoir avec ce que vous gagnez... Deux exemples : le marché de noël de Strasbourg est payé par la ville, comment vous voudriez que les commerçants s’installent ? Les lumières sont payées par la ville ! (il donne le budget de la ville de Strasbourg pour les lumières aux vitrines de Strasbourg) On ne demande pas aux commerçants de mettre leur petite ampoule devant la porte, c’est complètement hallucinant ! L’autre exemple, c’est la fête de la bière à Schiltigheim. La location du chapiteau coûte 100 000 € ; vous croyez que les commerçants ont 100 000€ à dépenser pour un chapiteau ? Il faut cesser de dire : vous faites quelque chose et on vous soutien. Ça a été le cas cette année : tout à coup, on a annulé le marché de Noël et Monsieur Hoerlé nous dit que c’est la faute des commerçants. C’est facile ! L’animation de la ville est une compétence de la ville. Je ne vais pas vous raconter l’historique de l’association des commerçants de Bischheim parce que je pourrais vous raconter un feuilleton. Depuis que cette association existe, les présidentes et présidents successifs ont été instrumentalisés par la mairie sur des tas d’activités pour lesquelles ils ont été complètement largués ; ils étaient fatigués pour le peu de résultats obtenus... Je ne sais pas quels sont les besoins des habitants de Bischheim...

Monsieur Sancho critique l’initiative de la mairie à propos du panier de légumes et les projets pour le Sapin Vert.

S’ouvre désormais le débat avec les questions de la salle. Une première question concerne la possibilité de monter des coopératives administrées en majorité par la mairie, tout en mettant les barrières suffisantes pour que le commerçant ne fasse pas de plus-value « sur le dos de la mairie » en cas de revente du fonds de commerce. L’idée émerge de transformer des entreprises en coopératives pour pérenniser le commerce. Et pourquoi ne pas appeler nos semblables « camarade » ? Monsieur Sancho et son comité approuvent en citant l’exemple d’une entreprise merveilleuse d’insertion sociale et solidaire qui fait travailler 100 personnes à la cité des écrivains.

Sancho a le sang chaud...

Je parviens à prendre la parole pour poser mes 5 questions.


« Si vous êtes élu, quels engagements tiendrez-vous pour les commerçants de Bischheim? »

Richard Sancho Andreo : Mais qu’est-ce que je viens de dire depuis une heure, là ?

Une partie de l’assemblée, c’est-à-dire la clique de Monsieur Sancho, se gausse. Je précise la question :

Emilie Courts : Mis à part réaménager les bâtiments et le centre-ville, je parle d’engagements vraiment précis vis-à-vis des commerçants ?

Richard Sancho Andreo : Mais dites-moi lesquels ? Parce que je crois que j’ai pris plusieurs engagements, là...

Dans la salle  : Certains commerces voudraient des arceaux pour les vélos.

Richard Sancho Andreo : C’est assez précis. Nous avons décidé qu’il n’y a pas assez d’arceaux pour les vélos à Bischheim. Mais je ne sais pas, quelle question vous pensez...

La salle s’emballe.

Richard Sancho Andreo : Mais qu’elle réponde !

Jacqueline Martin : Peut-être que vous pouvez dire ce que vous attendez, vous !

Richard Sancho Andreo : Oui, c’est ce que je dis, parce que si vous me dites à moi ce que je dois dire, euh, voilà ! ça ne va pas !

Je constate que Monsieur Sancho Andreo me demande à moi de répondre à sa place à la question qui lui est posée. Je passe donc à la seconde question.


 « Que penseriez-vous d'un rapprochement entre les commerçants de Bischheim et ceux de Hoenheim ? »

Richard Sancho Andreo : Un quoi ?

Emilie Courts : Un rapprochement !

Richard Sancho Andreo : alors moi je vais vous dire les choses très simplement. Il y avait une association qui s’appelait Dynamique Nord ou Nord CUS, c’est-à-dire Schiltigheim, Bischheim, Hoenheim. A Schiltigheim, ils sont hyper aidés par la municipalité. Ils ont leur propre fonctionnement, ça fonctionne ; Monsieur Nisand s’est beaucoup impliqué pour aider notamment, les enseignes lumineuses ou reprendre la communication ; ici par exemple, on a ces deux panneaux, là, qui pourraient être éclairés. Ça c’est un truc très précis. Après, par exemple, contrairement aux villes touristiques, Bischheim, n’a aucune signalétique pour les commerces. Il n’y a aucun document édité par la ville, que l’on peut donner aux habitants sur les commerces de la ville.

Emilie Courts : Y’a les cahiers de Bischheim, quand même...

Brouhaha dans la salle.

Richard Sancho Andreo : Les cahiers de Bischheim, c’est une bonne chose déjà, mais ils se limitent à une présentation des commerces qui ouvrent. Je n’ai jamais vu d’articles sur les commerces qui ferment. Y’a un certain nombre d’outils qui existent, notamment numériques. Les commerçants, si on ne les aide pas à se doter de matériel informatique, ils ne vont pas le faire. Il faut aider les commerces sur la ville numérique, et c’est une responsabilité de la commune. Le vrai enjeu sur Bischheim, c’est l’accessibilité. La plupart des commerces ont 2 à 4 marches ! C’est technique et c’est une compétence de la ville sur un financement de la CUS. Mais pour cela il faut un plan. Je suis un obsédé des plans.

Jacqueline Martin : Est-ce que vous pourriez préciser, Emilie, parce que cette question que vous avez posée, moi je n’aurais jamais eu l’idée de la poser. Qu’est-ce que vous... Qu’est ce qui existe au niveau des liens entre les différentes communes, il y a des choses qui existent ? Quel est le sens de votre question ?

Brouhaha dans la salle.

Gérard Schimmer :  Juste pour donner l’exemple de monsieur : il a été dans cette association à un moment donné et ... ?

Le commerçant en question :  Il n’y a pas de président !

Commerçante 1 : Non mais maintenant...

Gérard Schimmer : (sur un ton inquisiteur ) Y’a un président ? Comment ? Il y a eu une assemblée générale ?

Commerçante 1: Oui, enfin non : c’est en train de se faire...

Gérard Schimmer : Ah voilà, on n’en sait rien.

Commerçante 2:  Moi j’y suis allée une fois pour voir comment ça se passe. Ils n’étaient pas capables de se mettre d’accord les uns et les autres et se mettre honnêtement l’un en face de l’autre. Ils m’ont demandé la cotisation ; moi j’ai dit j’y vais plus. Il est venu au magasin, j’ai répondu : je ne paye pas parce qu’on n’est pas capable de s’entendre ensemble. La preuve, José, ça a capoté.

La première commerçante se présente rapidement.

Commerçante 1: J’étais à la réunion au début, il ne se passait rien, c’est vrai que le marché de noël a foiré parce qu’on était 3 ou 4 commerçants, les autres n’ont pas voulu y aller parce qu’il faisait froid ! Donc maintenant, le commerce de la présidente a fait faillite, et à la dernière réunion il y a 15 jours, il y a une nouvelle présidente...

Gérard Schimmer : Qui a été votée en assemblée générale ?

Commerçante 1: Il va y avoir une assemblée.

Gérard Schimmer : Ah et la future présidente, c’est qui ?

Emilie Courts : C’est moi.

Commerçante 1: Les choses se font, mais à chaque réunion, ils appellent les commerçants et y’a personne qui vient pour dire ce qui va ou ce qui va pas...

Richard Sancho Andreo : en fait vous n’étiez pas là au début et je vais redire une chose très importante, ce sera notre position qui est très claire  : c’est à la ville de prendre les responsabilités pour la ville, ok ? On ne va pas demander à une association de commerçants d’animer la ville. Nous prenons nos responsabilités. Et ça peut être enregistré par quiconque ce soir !

Les regards se tournent vers mon dictaphone.

Gérard Schimmer : C’est enregistré, t’en fais pas !

Nicolas Bouyer : Je suis un peu gêné justement parce que j’ai vu que Madame enregistrait, et vous avez demandé l’autorisation à quelqu’un ?

Et la salle s’emballe, dans un tumulte chaotique. Au milieu de la cacophonie, n’écoutant absolument pas ce que j’avais à répondre, Monsieur Nicolas Bouyer s’offusque : « Mais ça ne va pas ça, c’est pas des manières ! » On me demande de rendre des comptes et de justifier d’une carte de presse. Je m’étonne que dans une réunion publique, je doive prouver quoi que ce soit tandis que Monsieur Gérard Schimmer  m’annonce solennellement : « C’est une réunion qu’on tient entre nous.. » Je réitère : « C’est une réunion publique, n’importe qui peut y assister ! » et Monsieur Sancho rebondit tout à coup haut et fort « N’importe qui ne peut pas enregistrer, Madame ! » alors qu’il venait d’affirmer le contraire cinq minutes auparavant. Voyant l’animosité globale à mon égard, dans l’incompréhension la plus totale, je préfère ne pas poursuivre mon interview et laisser l’équipe de « Vivre Bischheim Autrement » vivre autrement dans leur réunion publique aux commerçants, qu’ils tiennent...  « entre eux ».



Article rédigé par Emilie C.
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