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Conseil municipal de Strasbourg

Article rédigé par CERA Interactive, le

Lundi s’est tenu le premier Conseil municipal du deuxième mandat de Roland Ries. Au programme, fixation des indemnités, désignation des différentes commissions et enfin, désignation des représentants de la ville dans différentes sociétés présentes à Strasbourg. Que faut-il en retenir ?




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Un mandat qui s’annonce difficile

Il ne fait pas bon être maire de Strasbourg à l’heure actuelle. Entre la mairie et les droits qu’elle s’accorde et l’opposition qui s’acharne à discuter avec apprêté les différents points proposés lors du Conseil, il y a fort à faire. Ainsi, le Conseil a débuté avec la présence de l’UMP assurée par la voix de M. Mangin pour demander des précisions par rapport à la création par le maire d’un groupe de travail pour améliorer le règlement intérieur. Politiquement, cela n’apporte rien mais au moins les règles sont posées : l’opposition fera systématiquement bloc, quitte à éterniser les débats . Malgré ce handicap qui donne lieu à des informations pour le moins intéressantes sur la majorité, toutes les délibérations ont été adoptées.


Comme on pouvait s’y attendre, les voix ont commencé à s’élever dès l’annonce du premier point concernant le renouvellement de certains pouvoirs que le Conseil municipal délègue au maire durant son mandat. M. Schaffhauser soulignant en particulier que ceci représente bien trop de pouvoir pour un maire qui peut alors théoriquement faire des versements à des intermédiaires mais également en dehors des organismes d’Etat.
Rebelote lorsque le Conseil aborde la question des indemnités accordées au maire. Même si M. Ries renonce aux différentes indemnités accordées (mais conserve sa « paie » de 5.339,80€ de maire de Strasbourg), l’opposition rappelle qu’il cumule le mandat de sénateur en plus de celui de maire et que le total de ses revenus est en incohérence avec la volonté affichée de solidarité par rapport aux citoyens qui traversent une période économique difficile . M. Schaffhauser met également en avant le fait que le maire est assisté de 19 adjoints, un chiffre trop grand pour une ville de moins de 300 000 habitants. D’autant plus que chacun d’entre eux est rémunéré à hauteur de deux SMIC par mois en plus des revenus de leur activité principale.


La chasse aux oeufs est ouverte !

Le point 4 a été vigoureusement débattu puisqu’il s’agit du droit pour le maire et ses adjoints d’être présidents ou vice-présidents d’une société d’économie mixte (SEM) et à ce titre, de percevoir une rémunération. Cela n’étonnera donc personne que l’opposition cherche à se battre pour placer certains de ses membres à ces places. M. Herrmann a calmé le jeu en signalant que la décision de rémunérer ou non dépend uniquement de l’entreprise, ce à quoi M. Mangin a répondu qu’il souhaitait que la liste des sociétés qui rémunèrent les représentants de la ville nommés à ces postes soit rendue publique. Ce qu’il compte faire de cette information, nul ne le sait…


Le clou du spectacle

Mais l’événement qui fera probablement le plus parler de lui dans ce Conseil sera sûrement le fameux quart d’heure interruption de séance imposé par le maire. En effet, M. Mangin s’est plaint que les listes des personnes proposées pour les différentes commissions ne soient pas visibles pour tous. En conséquence, M. Ries a dit interrompre la séance quinze minutes, le temps de faire des photocopies. Au final, l’interruption de séance aura durée plus de trois quarts d’heure et aura donné lieu à quelques commentaires bien placés sur Twitter de la part des personnes qui suivaient le Conseil en direct via le Web.


Retour à la normale et conclusion

Mais après tant de vigueur mise dans les précédents points, l’ardeur s’est calmée dans l’assemblée et le seul point qui fut encore quelque peu disputé concernait la désignation des représentants de la ville dans les différents établissements publics. L’ancienne maire Mme Fabienne Keller fait remarquer que M. Ries a tendance à rendre les conditions de travail de l’opposition plus difficiles qu’à ses alliés. M. Bies a pu alors rétorquer que l’opposition n’avait pas, pendant le premier mandat de Roland Ries, siégé de manière régulière aux différents conseils de ces établissements. En conséquence de quoi, elle devrait faire profil bas sur ce point.


Ce qu’il y a tout simplement à retenir de ce Conseil pourra être résumé en quelques mots : une opposition qui ne s’annonce pas facile, quelques affaires gênantes et autres squelettes sortis du placard qui devraient faire surface au cours de ce mandat pour le PS et enfin, cette fameuse interruption de séance.

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