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Facebook a t-il un avenir ou va t-il disparaître ?

Article rédigé par CERA Interactive, le

Le réseau social numéro un a fêté en février sa dixième année d’existence. Si d’apparence la firme se porte comme un charme, les dernières études et statistiques montrent que Facebook pourrait bien s’effondrer. Et même plus vite que nous ne pourrions le penser.




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Facebook en quelques chiffres :

  • 1,23 milliards d’utilisateurs sur la planète
  • 757 millions de connexions d’internautes quotidiennes
  • 100Po (soit 100 000To ou 100 millions Go) de photos et de vidéos stockées
  • 500To de données ajoutées de manière quotidienne
  • 2 data centers opérationnels plus un en construction
  • 7,87 milliards $ de chiffre d’affaires en 2013
  • 1,5 milliard $ de bénéfice net sur la même année
  • 150 milliard $ de capitalisation boursière lors de son entrée en bourse
  • 3976 salariés au 30 juin 2012
  • 29 bureaux répartis dans le monde entier dont 11 aux Etats-Unis

Voilà les principaux chiffres qui permettent de se rendre compte de la taille et de l’importance qu’ont pris Mark Zuckerberg et sa création dans le monde actuel. On comprend mieux pourquoi Facebook est le premier réseau social mondial.


Facebook, un colosse aux pieds d’argile


Bien que les chiffres présentés plus haut soient impressionnants, il se pourrait bien que dans les années à venir ceux-ci déclinent de manière plus ou moins drastique. En effet, le géant californien des réseaux sociaux doit faire face à des prédictions qui sont loin d’être joyeuses.


Tout commence avec la défection progressive d’entreprises de Facebook. En effet, de plus en plus de grandes comme de moyennes entreprises se sont rendues compte que le retour sur investissement espéré en réalisant de manière régulière des actions de communication via Facebook était limité. A l’image de General Motors et d’Eat24 aux Etats-Unis, plusieurs sociétés ont décidé de purement et simplement fermer leur compte Facebook.

Principal accusé de cette décision, le manque de visibilité dans le fil d’actualité. L’algorithme chargé de choisir les actualités qui doivent y apparaître est modifié de manière régulière, pouvant d’un seul coup plomber une page ayant initialement un nombre conséquent de « like » et de « share ». Le site Chine Information fait même savoir que Facebook demande même à certaines entreprises de payer chacun de leur billet d’information sous peine de perdre drastiquement en visibilité. En conséquence, tout le budget communication alloué à l’opération peut être perdu. Dans le cas d’Eat24, on parle d’un budget de 1 000 000$, vous pouvez donc imaginer ce que cela peut donner pour des grands groupes comme General Motors...


Le plus surprenant reste qu’à la suite de cette rupture, Eat24 n’a eu aucune baisse d’affluence mais que son application pour mobiles a gagné en popularité. On pourrait imputer cela en partie au buzz qu’a créé localement cette situation mais il n’en reste pas moins qu’à l’heure actuelle, Eat24 se porte très bien sans Facebook. De là à déduire que toutes les entreprises pourraient allégrement s’en passer, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas.Beaucoup de petits commerces ont gagné une très grande visibilité localement grâce aux réseaux sociaux. Il est cependant clair que reposer entièrement sa stratégie de communication sur un réseau social et en l’occurrence Facebook vous en rendra bien trop dépendant. La nécessité d’utiliser des canaux de communication diversifiés est ici bien exposée.


Une survalorisation boursière à double tranchant


En entrant au Nasdaq le 18 mai 2012, Facebook a réussi à lever près de 16 milliards $ en une seule opération pour une valorisation totale (en incluant les parts des dirigeants et employés) de 104 milliards $. Bien que l’action Facebook ait vu par la suite son cours baisser, elle s’échange aujourd’hui à un peu moins de 57$.

Les experts sont donc inquiets et craignent la création d’une bulle spéculative come cela avait été le cas pour la bulle Internet. Cela part du fait que concrètement, Facebook ne dégage seulement 1,5 milliard $ de bénéfice net et que le réajustement se ferait de manière brutale si cela devait toucher plusieurs grosses valeurs du Nasdaq. Il est donc nécessaire pour Facebook de stabiliser ses revenus, ce qui pourrait passer par la vente de données personnelles des membres du réseau, ce qui ne serait pas au goût de beaucoup d’utilisateurs.


Les utilisateurs quittent le navire, ou n’y embarquent pas


Il faut rappeler encore une fois un élément important : Facebook a dix ans. Cela paraît bizarre pour tous ceux comme moi qui ont grandi avec Facebook mais le fait est que nous avons vieilli et que les attentes ont changé, tout comme les pratiques. Les 16-18ans d’aujourd’hui préfèrent les services comme Instragram ou Twitter qui permettent un partage instantané des informations. Ils ne voient pas forcément Facebook du même œil que nous : « c’est pour les vieux » ou alors « mes parents sont dessus ». Car bien des parents se sont inscrits sur Facebook dans le but de surveiller les agissements de leur progéniture, ce qui n’attire pas les principaux intéressés vers ce réseau social. Ajoutez à cela un sentiment de lassitude face à quelque chose qui dure depuis dix ans, on obtient un manque d’attractivité pour la plateforme. Ce qui retient actuellement beaucoup de personnes de se désinscrire est qu’en quittant le réseau, l’utilisateur perd tout le réseau de connaissances construit ainsi que toutes les données déposées.


Mais le manque d’attractivité des internautes ne vient pas que de là. Il provient également des révélations faites depuis le début de l’affaire Snowden. Voyez-vous, Facebook est un formidable outil de recueil d’informations personnelles, la NSA l’a bien compris. C’est pourquoi elle a déjà cherché à approcher Mark Zuckerberg et avec qui elle a conclu un accord portant sur l’accès libre aux données personnelles des utilisateurs. Rien d’étonnant puisque la NSA avait aussi approché Google, Apple et Microsoft. Toutes les données des utilisateurs dépendent donc de la bonne volonté de Facebook à coopérer ou non avec la NSA, remettant ainsi en cause la neutralité du Web.

Facebook a d’ores et déjà perdu quelques 9 millions d’utilisateurs rien qu’aux Etat-Unis et les prévisions ne sont pas au beau fixe. Les calculs les plus pessimistes font état d’une perte de 80% des membres d’ici à 2017.


Que peuvent donc faire les entreprises et les particuliers ?


Les entreprises et leurs dirigeants peuvent tirer une conclusion de tout ceci : ne vous appuyez pas de manière exclusive sur Facebook pour votre communication. Non seulement vous dépendrez des réseaux sociaux mais de l’un d’entre eux en particulier. Une bonne communication se remarque par le fait qu’elle utilise différents canaux qui se complètent pour une optimisation maximale du ratio budget investi / retour sur investissement.

Ne vous privez donc pas de toutes les possibilités qu’offre le Web, et surtout en premier lieu d'un site web, imaginons par exemple que vous soyez un boucher ayant une boutique à Strasbourg, vos futurs clients pour trouver un boucher vont-ils taper boucherie Strasbourg sur Facebook ou bien dans la barre de recherche Google? Avec cette question, vous comprenez déjà beaucoup mieux pourquoi Facebook a beaucoup moins de retombées pour un professionnel qu'un site web bien référencé.

Pour les particuliers, mais au final aussi pour les entreprises, la protection de vos données personnelles est à prioriser. Vous pouvez déjà commencer par optimiser les paramétrages de votre compte Facebook afin de vous assurer que tout ce qui passera dessus sera destiné aux bonnes personnes. Le transfert ou non de vos données personnelles à la NSA ne dépend malheureusement de vous mais des accords établis en plus hautes instances.



Article rédigé par Lucas K

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