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Strasbourg : Le conseil municipal de Strasbourg du 26 mai 2014

Article rédigé par CERA Interactive, le

Hier, lundi 26 mai, s’est déroulé le traditionnel Conseil Municipal de Strasbourg présidé par Roland Ries. Au programme du jour, aide d’urgence pour les inondations dans les Balkans, la question des Roms, et subventions diverses.




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Puisque tu pars…

Le Sénateur maire de Strasbourg, Roland Ries a commencé la séance en rendant hommage à Monsieur René UHRICH, ancien élu de Strasbourg en lui accordant une minute de silence. Il a également rendu hommage à l’un des techniciens Patrick Gangloff, sur une chanson de Jean Jacques Gauldman Puisque tu pars qui a raisonné dans le Conseil. Monsieur Vetter a de suite demandé au maire de Strasbourg un retour sur les élections européennes qui a eu lieu en fin de séance.


Le cas des Balkans

Un ordre du jour a été ajouté quant aux inondations dans les Balkans. Ces inondations qui ont fait plus d’une cinquantaine de morts et environs 130 milles sinistrés, c’est pourquoi la ville de Strasbourg apporte une aide à la Croix rouge. L’ambassadeur de Serbie, Zoran Popovic et l’ambassadeur de Bosnie Herzégovine, Almir Sahovic étaient présents pour remercier la ville de Strasbourg et insister sur la situation d’urgence qui touche depuis une dizaine de jours la région des Balkans.


« Une petite fille ne naît pas avec un fer à repasser et les garçons avec un fusil dans les mains »

Jean Luc Schaffhauser, élu fraîchement au parlement européen, le 25 mai dernier sous les couleurs du Front National, n’a cessé de se faire entendre pendant le conseil municipal, intervenant à tout rompre et voulant faire entendre sa voix. Il a d’ailleurs beaucoup fait parler de lui quant à l’attribution de subventions pour les droits des femmes et de l’égalité de genre. Il argumente : « vous soutenez des associations qui vont agir sur le changement de mentalités, on va redresser les déviants ». Pour lui « tous les projets qui ont consisté à recréer l’homme et refaisant toute nature, tous ces projets ont été des projets du totalitarisme ».

Ces propos ont amené beaucoup d’huile sur le feu, le débat à fait rage durant le conseil, chacun voulant défendre son point de vue. Ce a quoi Syamak Agha Babaei, conseiller municipal du PS, a notamment rétorqué « chassez le naturel, il revient au galop, leur vraie nature ressort par soubresauts de haine, d’intolérance qui remet en cause la théorie du genre », pour lui il s’agit « d’étude de genre » et non « pas de théorie ». Paul Meyer, élu du PS, est du même avis : « la théorie du genre n’existe pas, c’est un mythe instrumentalisé, monté en épingle pour faire peur ». Cependant ce n’est pas l’avis de Laura Slimani, présidente des Jeunes Socialistes qui disait début du mois de février, « Oui le genre ça existe et nous allons l’enseigner » petite contradiction de la part du PS, la preuve en vidéo:


Mine Günbay représentante du PS, réplique à Schaffhauser « qu’une petite fille ne naît pas avec un fer à repasser et les garçons avec un fusil dans les mains », elle prône haut et fort la devise française « Liberté, égalité, fraternité ». Après un lourd débat, le vote est finalement adopté.


Le cas des Roms à Strasbourg

Là encore le débat fait rage, concernant les subventions pour l’intégration et l’accompagnement des populations Roms. Certains sont pour les subventions attribuées en faveur des Roms, d’autres ne comprennent pas pourquoi les fonds européens prévus pour leur insertion ne sont pas mobilisés ou à l’inverse pourquoi la ville de Strasbourg devrait leur verser de l’argent.

Ce à quoi répond le maire Roland Ries, qu’à l’époque de Bismarck, Strasbourg avait une politique sociale d’avant-garde, les textes de l’époque disent que « toutes personnes a le droit à des aides de la ville de Strasbourg, c’est l’aide de survie ». Le maire rajoute à ce propos, « quand il y a des campements illicites, je ne me sens pas en capacité de les rejeter sans leur proposer une alternative », d’où la création d’un premier terrain rue des Remparts et d’un autre à Fort Hoche.


TAFTA pour ou contre ?

Autre point clef de ce Conseil Municipal de Strasbourg, la motion des EELV quant au Traité Transatlantique de commerce et investissement, appelé aussi TAFTA, il s’agit d’un accord en cours de négociation entre l’Union Européenne et les Etats-Unis. Les Verts sont pour que la ville de Strasbourg soit une ville hors TAFTA tout comme Besançon, ou encore Le Mans. Affaire à suivre…


Retour sur les européennes

Le maire de Strasbourg, Roland Ries avoue que les résultats des élections sont pour lui « une grande déception », il regrette cette situation. Il a conscience que ce sont les citoyens qui se sont tournés vers eux, « la démocratie a parlé ». Pour lui, ce résultat est notamment dû à la construction européenne, ce qui s’est passé en France fragilise l’entreprise qui a démarré en France par les pères de l’Europe : l’idée d’une construction politique, qui s’est peu à peu perdue au fil des années. Ce rejet s’explique également par le fait que les citoyens perçoivent l’Europe comme « un machin lointain fabriqué à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg par des professionnels » et à cela s’ajoute « la tentation forte de faire de l’Europe le bouc émissaire de toutes nos difficultés. » Roland Ries s’inquiète sur l’issue de tout ça, « est-ce que l’Europe va continuer à se détricoter ? »

Jean-Luc Schauffhauser est d’accord avec Ries par rapport à l’Europe, sur l’origine du projet politique et économique, « on a perdu l’Europe de culture en profit d’un profil de concurrence, il faut retrouver cette dimension politique, relancer le pan européen : l’Europe des nations ». Il prône qu’il défendra Strasbourg au Parlement européen, capitale de l’Europe.


Le nom de Catherine Trautmann est d’ailleurs beaucoup sorti lors du conseil municipal, un certain nombre d’élus, dont Jean Paul Vetter n’ont pas compris pourquoi ce n’était pas elle qui était en tête de liste à la place d’Edouard Martin. Le maire a assuré qu’il avait tenté que Catherine Trautmann soit en tête de liste, mais qu’il n’a tout simplement pas réussi, Edouard Martin assurant qu’il était légitime à siéger au Parlement européen. Nawel Rafik-Elmrini parle même « d’un désastre pour l’image de la France » quant à l’élection du Front National, elle parle de « choc et d’injustice » quant à Catherine Trautmann.


En conclusion, ce sont des débats bien houleux qui ont eu lieu hier que se soit à propos des subventions pour les droits des femmes, des Roms, ou encore de l’incompréhension face au cas de Catherine Trautmann.


Article rédigé par Jeanne E.

Strasbourg : Le conseil municipal de Strasbourg du 26 mai 2014

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