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Google+ : les dérives

Qu’on le veuille ou non, Internet est un phénomène auquel on ne peut échapper. Les modes, les tendances, les publicités, les informations… aujourd’hui tout passe par Internet à une vitesse qui dépasse l’ensemble des autres médias. Par surcroît, on assiste à une augmentation quotidienne du nombre d’utilisateurs. D’où l’intérêt que trouvent de nombreux utilisateurs / entrepreneurs à faire fleurir leurs affaires sur la toile. Nous l’avons déjà spécifié dans nos pages, l’intérêt du référencement pour un site Internet n’est en aucun cas à mettre en doute.

L’efficacité d’un bon référencement va accorder à une entreprise un avantage considérable sur ses concurrents, de la même manière, un bloggeur aura plus de lecteurs et de commentaires si son blog est bien positionné. Cela signifie notoriété et succès. C’est donc tout naturellement que le référencement tend de plus en plus à exploiter les internautes en lui donnant une dimension sociale. Mais chaque médaille a un revers, et une si rapide évolution permet à certains facteurs d’échapper à l’insouciance populaire générale.

Réseaux sociaux et référencement

google-plus Comme le disent les guignols de l’info : « La télévision, c’estl’ancêtre d’Internet ». Et dans cette évolution (pas toujours logique) des choses, on peut considérer que c’est l’internaute qui fait la publicité. Et c’est tout l’intérêt pour une entreprise. Car un auteur de commentaires ou de posts la concernant doit être une personne physique, pas une personne morale. L’entreprise ne pourra pas s’auto-flatter. C’est donc plus facile de faire parler les consommateurs utilisateurs d’Internet car de ce fait, l’information véhiculée sera de la publicité gratuite, et contrôlable ! Bien entendu, le modèle est transposable, et s’applique à toute plateforme, toutes idées et tendances imaginables.



Google+ aide l'indexation des pages de votre site

Facebook ne facilite pas la tâche aux crawlers (robots d’indexation) de Google pour explorer ses innombrables pages. Et depuis juillet 2011, Twitter et Google n'ont pas renouvelé leur partenariat, ce qui signifie que les robots de Google indexent moins efficacement les pages de Twitter.Il y a peut-être une raison logique pour laquelle Google ne cherche pas à pousser plus loin l’indexation de ces pages. Comme il le sera développé un peu plus bas, accorder moins de considération au bouton Like de Facebook et au bouton de partage Retweet de Twitter va permettre de référencer plus de pages liées à Google+ (le réseau social de Google).

Les avantages de Google + par rapport à d'autres réseaux sociaux :

Une page partagée sur Google+ sera en général rapidement indexée car cela concerne Google, donc il peut envoyer ses crawlers visiter la page partagée. On peut donc résumer la situation de cette manière : plus il y a de +1 sur un billet et plus il est consulté, plus il y a de chances qu’il soit partagé (ce que l’on appelle le principe de viralité). Donc le contenu sera plus facilement visible et la possibilité de toucher de nouveaux visiteurs augmentera en proportion. Pour Google, plus il y a de +1 partagés sur son réseau social, meilleur sera la réputation du post, ce qui est bon à la fois pour le site et son auteur. Donc en toute logique, sur Google, on trouve majoritairement plus de pages en rapport avec Google +. Naturellement, de telles théories sont démenties par la société en question. Matt Cus, actuellement responsable de Google Webspam, affirme que s’il y a bien un effet de corrélation (qu’on ne saurait cacher), l’accumulation de +1 n’est en aucun cas la cause du gain de positions dans les résultats Google…
Toujours est-il que ce principe de répercussion permet d’intégrer une dimension d’interaction de plus en plus sociale. En touchant le plus de monde possible, le contenu est forcément orienté de manière à être plus accessible. Les contenus élitistes et approfondis sont alors progressivement relégués au second plan.



Le but est d’obtenir un public toujours plus grand afin de disposer d’un pouvoir et d’un poids capital sur la scène mondiale et, ainsi, de faire valoir ses intérêts (on peut faire bouger les choses dans le bon ou le mauvais sens, endoctriner en quelques clics toute un public ciblé, gagner de l’argent, etc…). Ce qui nous conduit inévitablement à parler du spam social. Cette appellation désigne l’utilisation de faux comptes pour augmenter considérablement le nombre de Likes sur Facebook par exemple, ou le compteur de +1 sur Google+, etc… dans le but de faire croître sa notoriété…



Le côté obscur

google plus : les dérives (stupide)

Il y a des conséquences à cette attitude sur Internet, et elles outrepassent bien souvent des limites de la toile. Certaines répercutions sont utilisées à bon escient, d’autres, qui peuvent paraître anodines, amènent à des desseins plus noirs.

A cause de la – très souvent – gestion incontrôlée du partage de contenu par la communauté Internet, les informations qui inondent les pages ; les buzz et autres gossips, ne font que renforcer les effets du nouvel opium du peuple. Il y a une raison simple et vieille comme le monde (ou presque) pour encourager cela : l’argent généré.

A titre d’exemple parmi tant d’autres :

Une marque de chaussettes à motifs ovales pourpres tachetés, un peu passée de mode, veut relancer la tendance pour continuer à vendre ses chaussettes. Elle va donc subtilement faire intégrer dans l’esprit des consommateurs, a travers des spots publicitaires par-ci, par-là, des articles de soi-disant internautes particuliers et cætera, que ses chaussettes sont cools (parce qu’elles ne sont pas « mainstream » ou parce que s’il les a aux pieds, le client a « trop le swag »). Il n’y a plus qu’à faire passer le mot.

Cette « liberté » devient donc un concept encadré et orienté à des fins commerciales. Les contraintes ne sont plus imposées par des superpuissances, elles sont soumises par les internautes aux internautes, et on paye très vite le prix de la gratuité.



La liste est peut-être exhaustive mais serait bien trop longue. Ce qu’il faut retenir, c’est que malgré la supposée neutralité de l’Internet et le concept de liberté d’expression véhiculé à tout bout de champ, il subsiste toujours une supervision qui influence nos mentalités.
A force ne pas prêter plus d’attention à la pertinence et à l’élitisme de nos partages sur Internet, nous nous dirigeons, de plein gré, vers une société telle qu’elle est décrite dans la comédie satirique américaine Idiocracy.
Le protagoniste, après avoir hiberné pendant 500 ans, se réveille dans une société au Q.I très diminué et où l’activité cérébrale principale consiste à regarder la télévision au milieu de programmes publicitaires décorant chaque parcelle de leurs habitats, tout en ingurgitant de la malbouffe à tout va. Futuriste, comme concept ? A la vitesse où vont les choses, il n’est pas dit qu’une telle évolution de la société prenne 500 ans.



illustration de l'article CERA

Google+ et les dérives – CERA Interactive

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